Lemasdelolivine

L’associé

L'associéJulien Pardot est un homme d’affaires brillant. Son seul problème ? La timidité. Une timidité maladive qui l’amène à s’inventer un associé fictif derrière lequel il s’abritera pour annoncer toutes les décisions qu’il n’aurait pas osé prendre lui-même. Le stratagème marche bien, trop bien même, et Julien Pardot ne sait plus comment se débarrasser de cet associé devenu très encombrant. Un scénario bien mené avec suspense, rebondissements et humour qualité française, c’est-à-dire plus dans le dialogue que dans les situations. Avant tout, une performance d’acteurs. Car si Michel Serrault est remarquable de machiavélisme, et s’il sort à l’occasion toute sa panoplie de personnages à double tranchant, il est très bien épaulé par Catherine Alric, Claudine Auger, Henri Virlogeux et Bernard Haller. Une comédie divertissante et même un peu grinçante.

Raging bull

Raging bullLa vie, l’amour, la mort… de Jake La Motta, boxeur vedette des années 40, sorti du Bronx, parti de rien. Récit remarquable qui n’est pas sans rappeler les nouvelles de Jack London à propos de l’univers de la boxe à la même époque. Tiré des souvenirs de Jake La Motta lui-même, porté à l’écran par Martin Scorcese et magnifiquement interprété par Robert de Niro, «Raging Bull» ne souffre pas la critique. Que l’on apprécie ou pas, c’est de toute façon un chef-d’œuvre cinématographique et un chef-d’œuvre d’interprétation. Filmé à la fois en couleur intercalé de séquences noir et blanc pour les combats, le film de Scorcese est un tableau, un film, un roman. Il obéit à un rythme qui est aussi celui de la boxe : saccadé, direct, rapide et quelquefois sanglant. Au moment de la sortie de «Raging Bull», on a surtout parlé des 30 kilos que de Niro a du prendre pour interpréter Jake La Motta sur le déclin, vieillissant, boursouflé et «looser». Mais ce n’est pas cela qui est important. Robert de Niro est devenu Jake La Motta à l’écran. Complètement et si parfaitement que l’on dirait le film tourné sur plusieurs années. C’est pour cela qu’il a obtenu l’Oscar du meilleur acteur en 1980 et pas pour 30 ou 100 kilos de graisse dignes de figurer seulement au livre des records ! Un film à voir même, et surtout, si on n’aime pas la boxe.

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