Lemasdelolivine

Out of order

Out of order… En dérangement. Vendredi soir, un building de bureaux, ultramoderne, se vide de ses occupants. C’est la veille du week-end. Quatre retardataires — et qui ont de bonnes raisons de traîner… —, une femme et trois hommes, se retrouvent dans l’ascenseur super-express. Entre deux étages, l’ascenseur se bloque et les respirations aussi : out of order et 90 minutes d’angoisse. Pour les occupants, le cauchemar commence. Pris au piège dans quelques mètres carrés qui vont rapidement manquer d’oxygène, ils vont lutter pour leur survie à n’importe quel prix. Ils vont aussi apprendre à se connaître et révéler leurs problèmes comme si la cage de fer et d’acier les y forçait. Un cauchemar en huis clos pour des personnages au fond pas clairs. Car si les quatre personnages (un couple aussi en dérangement que l’ascenseur, un homme d’un certain âge pas mal dérangé aussi et un jeune branché qui ne vaut guère mieux) ressemblent à tout le monde, ils deviennent des monstres dès que la machine est bloquée. Des monstres et des suspects. «Out of order» traite le sujet à la manière des films d’horreur sans l’horreur. Il s’agirait plutôt «d’horror-psy». Tout se passe dans la tête et le comportement des personnages sans faire appel aux effets spéciaux. Des gens finalement très ordinaires, mais qui iront jusqu’au meurtre parce que l’ascenseur craque et les câbles grincent avant de lâcher…

GéantGéant

Le 24 septembre 1985, le tournage de «Géant» s’achève… Le 30 septembre de la même année, vers 17 h 30, sur une petite route américaine, James Dean se tue au volant de sa voiture. Un acteur disparaît, mais un mythe est né ! Ce qui permettra au Grand Rex, sur les boulevards parisiens, d’afficher en lettres de lumière un slogan au goût douteux «C’est la dernière fois ! Vous ne reverrez jamais plus James Dean». Pourtant «Géant» est le moins «James Deanien» des films de James Dean. Même si son personnage de Rink est un marginal, un écorche vif, un révolté et surtout dans les scènes finales de vieillesse et d’ivrognerie — un paumé tragique, le film de George Stevens ne raconte pas d’histoire d’adolescents en révolte contre l’autorité parentale, comme «A l’est d’Eden» ou «La fureur de vivre». Adapté d’un pesant best-seller d’Edna Ferber, «Géant» raconte un drame de terres, de pétrole, de haine familiale, d’arrivisme et même de racisme très… Amérique profonde. Dans ce bout du monde texan, aride et désertique, deux hommes vont se disputer la puissance et une femme. L’un, Rock Hudson, est le fils de famille et le riche propriétaire terrien, dévoué à l’élevage et surveillant l’immensité de ses terres, tel un monarque. L’autre homme est un pauvre, un ouvrier qui, par un caprice de riche, se retrouve possesseur d’un bout de terrain mitoyen avec le ranch de Hudson. Lorsqu’il découvre que, sur son mouchoir de poche, il peut planter un derrick et devenir aussi riche que son méprisant voisin, Rink dévoile ses vrais désirs. Et entre les deux hommes, il y aura Leslie, interprétée par Elizabeth Taylor… la proie, mais aussi le fauve ! «Géant» est une de ces fresques énormes, atteignant presque à la rigueur tragique tout en restant un film d’action spectaculaire, telles qu’Hollywood seul peut les réussir. Sans parler des trois stars qui l’interprètent !

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